Category Archives: Uncategorized

La fête de la nativité en milieu pygmée Baka

La fête de la nativité en milieu pygmée Baka

Par okanicameroun

La fête de la nativité que célèbre l’humanité toute entière laisse toujours à la traîne une bonne portion de la population. Les enfants pygmées Baka et leurs parents pour la grande majorité ne connaissent pas réellement les joies de cette grande fête. Pourtant la pauvreté ambiante dans laquelle ces communautés vivent n’est pas différente de celle qu’a connue l’enfant Jésus dans la bergerie de Bethlehem. Au moment où les enfants nantis du monde entier recevront des splendides cadeaux de leurs proches, les enfants de la forêt du Cameroun eux ne connaitront pas ces joies. Ceci nous amène toujours à poser la question: « qui crée la pauvreté, est-ce le pauvre ? »

Image

Oui la célébration de la naissance de Jésus va faire couler vins et boissons dans les villes et les campagnes. A-t-on pensé à ces jeunes qui naissent dans les conditions presqu’identiques  à celles du sauveur de l’humanité ? En ces temps de joie, l’association OKANI vous interpelle à plus de solidarité et d’humanisme pour les enfants qui grandissent sans une éducation assurée, sans une couverture sanitaire de qualité.

Je sais que vous avez un cœur qui vous parlera lorsque vous aurez parcouru notre lettre de Noël. Un tout petit geste pour ces enfants: un crayon usé, une ardoise ou un cahier, un vêtement permettra de donner et même de partager votre joie de Noël à un de ces petits.

Image

Oui, vous voulez faire quelque chose pour un de ces enfants, contactez l’association OKANI :

tél: +(237) 22 07 92 23

Email: okanibaka@gmail.com

Siège de l’association: Bertoua (Région de l’Est Cameroun)

Advertisements

Leave a comment

Filed under Uncategorized

La cartographie participative des territoires traditionnels des Baka du Cameroun

La cartographie participative des territoires traditionnels des Baka du Cameroun

Par okanicameroun

L‘année 2011 qui tire à sa fin a été une année très active dans les communautés Baka et Bagyéli du Cameroun. La cartographie participative a été l’activité phare. Son but est de sécuriser les espaces traditionnels des autochtones de la forêt à mieux défendre et protéger leurs droits.
De plus en plus la gestion et l’exploitation des forêts du Cameroun se fait sans l’implication des Baka. La sécurisation des espaces consister à marquer à l’aide du GPS les lieux traditionnels de chasse de pêche et de collecte des communautés forestières.
La localité de Dimako (Région de l’Est-Cameroun) a servi de cadre d’expérimentation. Au total dix villages Baka ont été visités par les cartographes de tous sexes. Au jour d’aujourd’hui le GPS n’est plus une énigme pour ces communautés qui se prêtent très volontiers à démontrer leur expertise dans le domaine.
Qu’est-ce qui fait le succès d’une telle activité dans une communauté presqu’analphabète ?
Les GPS utilisés par ses communautés ont sérieusement été adaptés aux communautés mêmes les plus illettrées. Ils comportent des icônes dont les images cadrent avec la culture Baka

Image

L’activité a été soutenue d’un bout à l’autre par Le Forest Peoples Programme (FPP), une ONG basée au Royaume Uni et son partenaire camerounais le Centre pour l’environnement et le développement (CED) basé quant à lui à Yaoundé. L’association OKANI a servi de relais de terrain pour la formation locale des cartographes et la collecte des données actuellement disponible dans google earth. Les informations ainsi collectées sont traités par le FPP et les partenaires de Londre en l’occurrence la société Helveta.
La phase expérimentale du projet qui prend fin en 2011 est un succès qui se passe de tout commentaire, le besoin de cartographier les autres localités où habitent les Baka est une urgence. Ceci étant, l’activité devra se poursuivre dans les autres localités et la localité de Dimako et ses environs seront un cas d’école. Sans nul doute, les formateurs les plus outillés et opérationnels de l’heure s’y trouvent. Pour assurer un succès à cette activité ailleurs les Baka sont et resteront les meilleurs enseignants pour les autres communautés

Image

Une activité comme celle-ci mérite le soutien des autorités en charge des forêts dans les pays du bassin du Congo. Les territoires traditionnels sont fortement attaqués par l’exploitation illégale. L’un des rôles capital que jouent les Baka dans cet exercice, c’est aussi de dénoncer l’exploitation illégale des forêts. De plus en plus on ne le dira jamais assez, la lutte pour le changement climatique passera inévitablement par les communautés à la base, elles, les meilleures protectrices des ressources dont leurs vies dépendent.

Le résultat de cet travail de forêt et de bureau est la carte de la localité: carte discutée premièrement au niveau communautaire en vue de confirmer les informations y figurant. Exercice pas facile n’est-ce pas ? Mais pourtant vrai. Bon vent aux communautés qui se sont engagées en 2011.

Venant Messe
Coordinateur des projets
FPP/Cameroon

Email: messe@forestpeoples.org

 

 

Leave a comment

Filed under Uncategorized

DIALOGUE PARLEMENT – GOUVERNEMENT SUR LA PROBLEMATIQUE DES PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN

 

DIALOGUE PARLEMENT – GOUVERNEMENT SUR LA PROBLEMATIQUE DES PEUPLES AUTOCHTONES AU CAMEROUN

Yaoundé, Assemblée Nationale, du 1er au 2 septembre 2011

 

COMMUNIQUE FINAL

Le premier Dialogue Parlement-Gouvernement sur la problématique des Peuples Autochtonesau Cameroun s’est tenu du 1er au 2 septembre 2011 à Yaoundé, dans la Salle des Commissions au 3ème étage de l’immeuble de l’Assemblée Nationale du Cameroun.

Y ont pris part :

Du côté du Parlement :

Les Honorables Députés à l’Assemblée Nationale du Cameroun ;

Pour le Gouvernement :

Les Ministres suivants: le Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé des Relations avec les Assemblées, Monsieur Grégoire OWONA, le Ministre des Affaires Sociales, Madame Cathérine BAKANG MBOCK et le Ministre des Forêts et de la Faune, le Pr. Elvis NGOLLE NGOLLE ainsi que les représentants des départements ministériels suivants : MINAS, MINREX, MINEDUB, MINEP, MINEPAT, MINJUSTICE, MINTOUR, MINEE, MINFOP, MINMIDT, MINSANTE, MINEFOP, MINESSEC, MINTSS, etc.

Les Représentants des Peuples Autochtonesnationaux que sont les Peuples « Pygmées » et les Peuples Mbororo ;

Une vingtaine d’Organisations de la Sociétés Civile ;

Les Collectivités Territoriales Décentralisées ;

Les Partenaires au Développement ;

Les Opérateurs Economiques du Secteur Privé ;

Les Experts des Questions des Peuples Autochtones, toutes spécialisations confondues.

 

Plus une Délégation des Peuples Autochtones venant des autres parties du monde, à savoir :

 

les CREE du Canada,

les MASSAI du Kenya,

Les CHICHIMECA du Mexique,

les MAOORI de la Nouvelle Zélande,

les INCAS du Pérou,

les EMBERAS du Panama.

 

 

 

L’objectif général du Dialogue était de promouvoir les échanges et mettre à la disposition des participations les informations récentes et actuelles sur la situation des Peuples Autochtones au Cameroun et les actions gouvernementales sur les Peuples Autochtones, afin d’accompagner plus efficacement l’ensemble des ministères sectoriels chargés d’encadrer ces populations dans l’optique d’une implication plus accrue dans la mise en œuvre des politiques sectorielles.

Les travaux étaient placés sous le haut patronage du Très Honorable CAVAYE YEGUIE Djibril, Président de l’Assemblée Nationale du Cameroun représenté par l’Honorable ETONG Hilarion, 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale et modérés par Monsieur Patrice BIGOMBE LOGO, Directeur du Centre de Recherche et d’Action pour le Développement Durable en Afrique centrale (CERAD).

 

Après la cérémonie d’ouverture, ponctuée par : le mot de bienvenu de l’Honorable Jean Jacques ZAM, Coordonnateur du REPAR, Le mot du représentant des Peuples Autochtones M.MANU JAJI GUIDADO , le témoignage d’un ancien éducateur des Peuples Autochtones M. ZAMBE ASSE Ferdinand, le mot du Gouvernement par Mme Catherine BAKANG MBOCK et le discours d’ouverture par le représentant du Président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, l’Honorable Hilarion ETONG, 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale.

 

Les participants ont aussi suivi le mot de deux représentants de la Délégation étrangère des Peuples Autochtones, à savoir, M. IVANO CARCANO de l’Italie et M. SUSAN SIMAHAY du Kenya.

 

Les travaux se sont poursuivis par les exposés répartis en quatre sessions, de la manière suivante :

 

LES EXPOSES LIMINAIRES

Premier exposé liminaire sur : la problématique des Peuples Autochtones au Cameroun, par Monsieur Patrice BGOMBE LOGO, Directeur du CERAD et Modérateur Général des travaux,

 

Deuxième exposé liminaire sur le cadre conceptuel du Dialogue, par l’Honorable Gaston KOMBA, Conseiller Technique N°2 au REPAR ;

 

L’exposé du représentant des Peuples Autochtones Pygmées, Mme AYE MONDO, Epouse MBOANS ;

 

L’exposé du représentant des Peuples Autochtones Mbororo, Mme HAWE BOUBA du MBOSCUDA.

 

Les participants ont par la suite suivi les exposés en plénière regroupés en trois sessions entre coupés d’échanges.

 

LA SESSION N°1 portant sur les conventions et instruments internationaux relatives aux peuples autochtones modérée par l’Honorable ESSOLA ETOA Louis Roger, Député à l’Assemblée Nationale ;

SESSION N°2 portant sur la citoyenneté, la gouvernance et l’accès aux bénéfices modérée par l’Honorable MEBOKA Mary, Députée à l’Assemblée Nationale ;

SESSION N°3 portant sur les politiques et stratégies nationales par l’Honorable ADAMOU SAIDOU, Député à l’Assemblée Nationale.

Les exposés ont fait l’objet de discussions intenses et pertinentes entre les participants. Ces échanges qui ont été approfondis dans cinq groupes de travail et la restitution et l’adoption en plénière ont conduit aux principales recommandations suivantes :

1 – En matière de Citoyenneté et de Gouvernance

  • Qu’une politique nationale et une loi spécifique de protection et de promotion des Peuples Autochtones soient adoptées ;

  • Que l’Etat du Cameroun ratifie les instruments internationaux de protection des droits des Peuples Autochtones, en l’occurrence, la Convention 169 de l’OIT et le Protocole de Nagoya ;

  • Que le Gouvernement institue la gratuité de l’établissement des actes d’état civil pour les Peuples Autochtones ;

  • Que l’Etat crée des centres spéciaux d’état civil à proximité des Communautés Autochtones et mette sur pied des équipes mobiles, de préférence, issues des Communautés Autochtones elles-mêmes ;

  • Que l’Etat assure la représentation adéquate des Peuples Autochtones dans les institutions publiques locales et nationales de prise des décisions publiques ;

  • Que l’Etat mette en place un système national inclusif de coordination et de suivi-évaluation des projets et programmes de développement réalisés au profit des Peuples Autochtones ;

  • Que l’Etat assure la prise des mesures de discrimination positive et la définition des quotas spécifiques pour la représentation et la participation des Peuples Autochtones dans les institutions politiques locales et nationales et dans l’accès aux emplois publics locaux et nationaux.

 

En matière d’accès aux services sociaux et les activités génératrices de revenus

  1. Que le Gouvernement renforce la promotion et la protection des Peuples Autochtones. A cet effet, il doit :

  • Elaborer et mettre en œuvre une politique d’éducation volontariste assurant la mise en place des infrastructures éducatives dans les villages des Peuples Autochtones et gratuité de l’accès à l’enseignement primaire, maternel, secondaire et supérieur public gratuit pour les enfants autochtones ;

  • prendre des mesures qui visent à favoriser l’accès aux services sociaux et aux activités génératrices de revenus aux Peuples Autochtones ;

  • Susciter la mise en place d’une organisation structurée regroupant les Peuples Autochtones en vue de mener une démarche cohérente vis-à-vis de l’Administration pour une meilleure prise en compte de leurs doléances ;

  • Amener le Gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du Groupe de Travail des Experts de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sur les questions des Peuples Autochtones ;

 

  1. Que les Parlementaires accompagnent le Gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations du Dialogue au niveau de l’appui technique et financier ;

 

  1. Susciter une organisation structurée regroupant les Peuples Autochtones et les Organisations de la Société Civile en vue de mener une démarche cohérente vis-à-vis de l’Administration pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations liées a l’accès aux services sociaux et aux activités génératrices de revenus.

 

En matière d’accès aux terres, aux ressources naturelles, aux savoirs traditionnels et aux bénéfices issus de leur exploitation :

  1. Que le gouvernement facilite l’accès à la propriété foncière et accompagne le processus de sédentarisation des Peuples Autochtones par la création des villages et des chefferies traditionnelles pour cette catégorie de la population ;

  2. Que l’Etat ratifie le Protocole de Nagoya ;

 

  1. Que l’Etat assure la capitalisation des différentes expériences d’accompagnement des Peuples Autochtones par les ONGs et les différents ministères sectoriels ;

  2. Que l’Etat mette sur pied une dynamique multisectorielle de promotion et d’accompagnement des PA ;

  3. Qu’un leadership autochtone représentatif soit développé, reconnu et accompagné pour qu’il soit capable de mobiliser et de porter les aspirations des Peuples Autochtones ;

  4. Que l’Etat assure la prise en compte des systèmes fonciers et forestiers coutumiers dans la relecture de la législation foncière et forestière du Cameroun.

 

En matière de discrimination dans l’emploi, la profession et l’emploi

  1. Que le Gouvernement favorise l’émergence d’une élite intellectuelle autochtone capable d’assurer la promotion et la défense des leurs droits ;

 

  1. Que les Partenaires au Développement accompagnent les actions des Parlementaires, du Gouvernement et des acteurs privés et endogènes pour la lutte contre la discrimination.

Des Caucus des Peuples Autochtones, tenus en marge des travaux du dialogue, il est ressorti que :

  1. Que les politiques et programmes destinés aux Peuples Autochtones et réalisés par le Gouvernement, la Société Civile, les Partenaires au Développement et les Collectivités Territoriales Décentralisées soient systématiquement précédés d’une sensibilisation préalable des Peuples Autochtones ;

  2. Que le Dialogue Parlement-Gouvernement, pour la prochaine édition, devienne un Dialogue Tripartite Gouvernement-Parlement-Peuples Autochtones.

Fait à Yaoundé, le 02 septembre 2011.

Les Participants.

 

Leave a comment

Filed under Uncategorized

Association Okani

Organization profile:
OKANI is a community-based indigenous NGO located in East Region of Cameroon in Africa staffed by a small team and governed by a committee of Baka peoples composed of: a chairperson, treasurer, project managers and secretary elected from the member communities during the general assembly . It works to secure the rights and promote sustainable livelihoods of indigenous communities in Cameroon forest and works in support of their collective bodies known as Council of Elders. This Indigenous NGO is directly connected to community governance structures. According to mandate, feed-back to all the community is the first obligation.

Date of creation: 2004

Capacity:

OKANI has 9 years extensive experience in the following: advocating IP rights, managing community-based projects, including income generation, self-determined development and land use mapping, participatory video. OKANI has two finance officers who need training in accounting and project finance from FPP. The finance team has a proven capacity to manage funds in a responsible manner and report back to beneficiary communities. Grants funds from RRI, Waterloo foundation, UNDP and Plan Cameroon have all been handled responsibly by the organization.

OKANI has several outstanding and gifted community activists as well as a team of young women and men who are gaining experienced in community work. They are fully practicing their own cultures as well as doing work for the communities the men and women are good hunters and farmers’ .The team is fully indigenous and all are dedicated, committed and fully respectful of local values and community governance structures.

Partners and donors:

  • Forest Peoples Programm
  • Plan Cameroon
  • Rights Resources Initiatives
  • UNDP

Areas of work, vision and priorities:

OKANI is working on several main issues in Cameroon: protected areas, food security at the local level, access to land, education, and OKANI’s vision is to set up the Baka and to be sure that they can work for their personal interest.

Needs:

OKANI has just successfully supported the communities to develop, agree and adopt their own map of their territory to provide the basis of their advocacy for the return of their land. They have also supported the communities to address the issue of land use in Cameroon and the new extension off agro-industry and realization of short video to address the problem of Baka’s child education.

54 communities are now working with Okani the following actions: mapping, participatory video, agriculture.

This work will include vital components and further initiatives to continue to secure title to their lands alongside the work on traditional knowledge and sustainable livelihoods, including through dialogue with government agencies.

Substantial and sustained funding for OKANI and the collective community representative bodies it serves is needed to keep up momentum in their push for their land rights through mapping and elaboration of a common global vision by the Baka themselves.

FPP considers OKANI now has the capacity to receive funding direct. FPP will continue to work with OKANI and Communities in a technical advisory role for the coming few years, but we envisage that the organization will become increasingly independent in the future.

 

1 Comment

Filed under Uncategorized